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miércoles, 16 de febrero de 2011

Romy Schneider à Paris REVISITED.




Mes photos prises au Cinéma "Champo" de Paris (Rue Champollion) (Juillet 2007)










"Les souvenirs c´est souvent tout ce qui nous reste de mieux"/"The best is often the memories"/Los recuerdos muchas veces es lo mejor" (Romy Schneider dans un interview).
C´est un peu triste ce qu´elle nous dit, mais c´est sans doute un peu vrai, car tout le monde regarde en arrière quand le présent nous a fait trop de mal, et au moins si nous avons eu la chance de connaître un peu de bonheur derière nous, ça nous aide à vivre en même temps le présent et ainsi construire le futur. Puisque nous la regardons à elle et d´autres comme elles qui continuent à nous fasciner dans leur passé trop souriant. Mais que cachaient ses sourires? Plus tard, elle devenait la Sphynx énygmatique et mystérieuse qui nous laissait voir ses déceptions, ses trahisons de chagrins d´amours, l´abandon de son cher "voyou" Delon qui la séduisat à l´infini... Les paradis perdus sont toujours dans le passé. Mais, T.S. Eliot, le poète anglais nous rassure "Están presente y pasado presentes/tal vez en el futuro, y el futuro/en el pasado contenido" /)Four Quartets) .
Ces vers me rassuren toujours et je suis fidèle à la conception globale du temps qui m´emmène à l´éternité d´où un regard comme celui de Sissi/Romy venait sans doute. C´est ce qui me permet écrire aujourdh´hui ces quelques lignes. Sa beauté n´etait pas de ce monde, même quand elle n´était plus jeune, en ajoutant du temps à son corps qu´elle avait même laissé et osé photographié à 40 ans. eEle avait gagné la bataille à tous les hommes qui lui ont fait du mal sns le vouloir peut- être, et elle a sû nous laissé son témoignage et générosité de femme complète et pleine, ambigue, complexe, cohérente, complexe: de l´air vierge de Sissi à la fatalité de "L´Important c´est d´aimer."
"
Photos de Romy Schneider à Paris. Je vous invite à contempler Paris du haut des Tours de L´Église de Notre Dame avec Romy qui un jour remplît le ciel et les toits gris de tout Paris avec son charmant et eternel sourire et yeux de triste princesse! For more wonderful portraits and information about the exhibition that was held in Hamburg andBerlin (until 29 th August 2010) for the 70 th anniversary of her birth visit http://artblart.wordpress.com/tag/romy-schneider

miércoles, 2 de febrero de 2011

Romy Schneider au cinéma Champo à Paris




Mes photos au cinéma " Champo" au quartier Latin (Rue Champollion).



J´aime bien regarder ces images de ces deux amoureux de yeux bleus profonds d´océans qui me faisaient croire que la beauté n´existait qu´en celluloide sur l´ecran, en couleurs d´autres temps... Même ce tel Delon, ce garçon qui était le plus beau du quartier? Lui, qui avait fait trembler de désir passionnant les belles pucelles du Paris des années 60-70, les filles de foulards rouges at lunettes noires et chignons style "Cool" et beaucoup d´autres, comme Visconti, sans doûte, a sû bien apprivoiser le temps. Car il est toujours quelque part, en nous chantant un "soul", un duet avec Françoise Hardy... mais qui ne dit plus rien sur tous ces amours et baisérs volés. Il n´a pas pû oublié Romy ou un peu, il a trop habillé son coeur de tendresses pour d´autres femmes, mais pas si irrélles, comme elle... Romy Schneider. J´ai revu quelques films à Paris, un jour que la pluie m´a surpris. Non, je crois qu´il faisait trop beau cet été où je me suis perdue entre les touristes en te cherchant près du boulevard Saint Germain où je croyais qu´on s´était donné rendez-vous et j´ai donc pris refuge, près de la Rue Champollion et de la Sorbonne dans les librairies. Içi, dans ce vieux cinéma de films de culte: "LE CHAMPO" où presque par hasard il y avait aussi un cycle de passion japonaise et un film avec l´idolatré Javier Bardem jouant le rôle du peintre tourmenté, Goya. L´Espagne se croise toujours avec moi à Paris. Et je me retrouve comme dans un rêve avec son triste regard de Sissi derrière les vitrines des affiches en noir et blanc où brille une sélection de ses meilleurs films. Je me demande si vraiment quelqu´un viendra vraiment les revoir. Les stars d´aujourdh´hui ne ressemblent pas des vraies stard de cinéma: elles sont comme des fausses copies certifiées. Je dois être la seule à me décider si entrer ou pas dans la salle. Si tu étais déjà près de moi, nous les verrions tous deux ses films dans le noir: enfermés, comme tu aimes bien être entre les parois des chambres qui rassurent tes peurs. Elle, Romy, comme tourmenté son visage de buste hélénique, me fait un geste pour que je rentre au cinéma de relique du quartier. Elle m´a traversé le coeur, comme à elle un jour son bel Alain lui a traversé le sien. Un étrange "étranger", comme moi, un passant sans souçi, s´est soudain arrêté près de moi, ou derriere, tout simplement pour me dire en chuchotant, ce parisien nostalgique-personnage de mon prochain roman- peut-être, un peu gaga, moitié blond, moitié brun, qui portait un drôle de casquette et grosses lunettes années soixante, que: "tout ce qui est Romy est simplement extraordinaire, allez- y madame". "-Merci, monsieur" je lui ai répondu, en souriant. Et il est parti, en me laissant prendre mes photos que je n´arrive pas à publier plus tard sur ce blog dans le sens des aiguilles (caprice du destin) À Romy il faut la regarder en inclinant la tête d´un côté et il m´a fait signe de la main cet homme en la portant à sa bouche, comme pour me dire en un geste que Romy était toujours la plus belle. Et je lui ai fait signe que oui avec la tête. Et j´ai pris ces photos, j´adore le reflet des vitrines, des miroirs sur la caméra. Il me l´a conseillé, ce regard de Romy, à travers les vitres qui nous séparent: mirage poétique, apparition sublime et énigmatique. Sans doute, son conseil parce qu´il se doutait que je puisse la connaître, cette femme lyrique et pure poésie de beauté hélénique, m´a poussé vers elle. Elle me fait penser aussi à un poème de Hilda Doolittle "Helen of Troyes" dédié et inspiré par la grande Diva, Greta Garbo qui avait, comme Romy, le don de la beauté surréelle et sereine des models classiques. Içi, les voilà ces deux sublimes amants-cygnes qui rien ont à voir avec les étoiles inventées de nos jours: "Romy et Alain à l´envers" dans le film, "Christine", comme si ils ne posaient même pas. Un film que j´ai vu à Paris avec ma mère qui l´adorait plus que moi, il y a des siècles et des siècles, pendant un après-midi d´un certain jeudi des quatre heures de pain et chocolat, plus tard aussi avec Sissi et toute la cour de Vienne dnas nos pupiles éblouies. Toutes les petites filles voulaient lui ressemble: un peu. Et en même temps tou cette fausse féerique nous a tué, une fois découverts tous les faux décors de l´amour et des princesses qui un jour finissent par se tuer. Après, je l´ai suivie par tous ses films plus tragiques, qui étaient très bien aussi. "La piscine", je m´en souviens m´avait beaucoup plus. Je voulais toujours me coiffer comme elle, les cheveux en arrière, avec un font synonyme de noblesse d´esprit. J´avais appris de sa mort en Espagne, et ça m´avait drôlement bouleversé. Je n´imaginais pas que "Sissi"/Romy puisse mourir un jour: bien sûr, je pouvais comprendre sa douleur, elle avait perdu son fils à cause d´un absurde accident. Je lisais toujours "Le Paris Match" à la bibliothèque de L¨Institut Français au Sud et je ne quittais donc jamais le lien avec la ville du Nord et toutes ses petites vies... Elle avait une autre petite fille, je crois, qui aussi, avait hérité son même front de femme intelligente et puissante...mais elle n´avait pas pû surmonter le coup du fils bien-aimé. Après, elle avait tourné "La Mort en Direct". Prophécie. Elle était fascinante. Tout ce que je sais sur cinéma je le dois à cette époque. À ma maman, à elle, à toutes ces autres comme "elle/aile" qui m´on fait apprécier le cinéma comme un Art curatif et son contraire. À tous ces films qu´on me montrait comme si c´était la vie même, sans le savoir, je leurs dois des moments de plaisir, de souffrance, de connaissance, de joie! Elle m´a appris à regarder la beauté sans aditifs: pure, trop pure. Je ne saurais pas comment l´expliquer. Elle était presque pareille à Romy, à Gina, à Grace, à Elizabeth... et tant d´autres avec qui nous avons passé toutes ses années. Ma mère, les mamans d´autres temps, qui se regardaient timides dans les visages de toutes ses belles femmes d´âmes brisées. Je l´ai crû donc, et je croyais à Sissi, à Christine, mais après, avec le temps, le mauvais temps, ce beau regard s´est refroidi dans beaucoup d ´autres films où elle jouait à être quelqu´un d´autre, loin de Sissi, loi d´elle même. Elle était froide comme la glace. Comme moi, comme toi. Loin de Baviera, à Paris elle mourra petit à petit, sans Alain, sans les siens. Et moi, je suis partie vers le Sud et je l´ai aussi oublié, car il y avait des nouvelles Pénelopes, Victorias... Je croyais l´avoir oubliée. Mais non, je l´ai retrouvée à Paris et je l´ai reconnue pendant que je t´attendais et elle me réconforte et me dit qu´elle est là bas, plus loin où habitent les vraies étoiles sur la toile des cieux qui couvrent les boulevards de Paris. Moi, je ne lui ressemble pas. Ma mère toujours m´en parle de toutes ses femmes comme si elle même les habitaient. Mais j´ecris pour que les Romys, les mamans, les Grace, les Belles sans chirurgie d´autrefois, nous accompagnent toujours: elles, dames qui ne pouvaient pas écrire, ni être stars de cinéma, ni être comme toi, comme moi, maintenant que Romy n´est plus là, je fais de toutes les femmes du monde des stars de cinéma! Comme si elles étaient toutes habitées par les esprits classiques de l´écran en noir et blanc et en couleurs que jamais je n´étaignerai pour vous. ACTION ON TOURNE "ROMY ET ALAIN SONT REVENUS!" Il nous restera toujours Alain Delon, pour qu´il nous raconte un roman sur la plus triste et belle histoire d´amour de deux étoiles de cinéma qui ne semplaient pas stars, mais plutôt âmes errantes coinçées sur l´écran! Mais qui s´aimaient comme nous tous, sans doute. Plus Romy que jamais, peut-être, aujourdhui que tu la re-regardes à nouveau, sur ce miroir magique c´est bien toi! Te voilà, entrons au cinéma!

viernes, 24 de diciembre de 2010

Paris sous la neige à Noël


"Première neige au Jardin du Luxembourg" (1955). Photo: Édouard Boubart(1923-1999)
Je vous souhaite un joyeux Noël d´écriture avec cette belle photo des paradis des enfants parisiens qui jouaient dans les jardins de la ville au temps où la neige fondait sous les doigts, sous la peau, sur la terre des villes! Aujourdh´hui, les enfants construisent des hommes de neige à l´ordinateur, seulement en image, et se demandent, peut-être, si il est possible de jouer avec. Ils restent endormis dans les embouteillages des autoroutes des périphériques, bloqués dans les tunnels noirs, isolés dans le chauffage rassurant des espaces domotiques... que leur parents conduisent énervés vers leurs belles maisons et pavillons des environs. Ils se demandent comment faisaient tous ces enfants des photos en noir et blanc pour pouvoir sortir dans ces si beaux jardins du luxembourg où la neige fond sans enfants. Jardins de leur ville que peut-être, aujourdh´hui Noël, ils ne connaissent même pas... Jardins, statues, fontaines qu´ils voient apparaître à travers la vitre de la voiture par magie, car maman et papa n´ont plus le temps et Grand Mère ne sort plus à Paris pour peur de tomber dans la neige: maman dit qu´ il faut mieux aller faire les courses dans les grands Malls des alentours de Paris... pour acheter un homme de neige en plastic "made in China" construit par les toutes petites mains d´un enfant exploité ou esclavisé... par peur que nous puissions tomber sur cette neige, sur cette patinoire de glace où jouaient leurs parents. On a peur, on a tellement peur du présent qu´on le laisse échaper, fondre comme de la neige entre nos mains, en regrettant inutilement le passé. Un jour, Noël ne sera plus Noël, à moins qu´on laisse fondre à nouveau la neige entre les mains des enfants en construisant des hommes et femmes de neige d´auparavent. Nous devons laisser nos enfants et les enfants de nos enfants tomber dans la vraie neige d´aujourdhui, courir dans les allées des parc, de la terre glacée. Oublions nous de ce faux plastique d´échantillons de nos jours présents et touchons la terre froide et mouillée!! Je cours pour aller vers Paris, qui de loin sous la neige, me souhaite et me dit de retourner aux paradis de l´enfance neigée...avec d´autres enfants qui ne sont même pas mes enfants. Malgré tout mes désirs, je pense à tous ces enfant du monde entier qui ne peuvent pas jouer. Joyeux Noël, c´est pour dire, mais mon enfant est, était et sera tous les enfants du monde et tous les enfants du monde sont mon enfant. Noël, comme le titre de la biographie de Simone Signoret et Yves Montand, n´est plus ce qu´il était: "la nostalgie, ce n´est plus ce qu´il était." Il faut vivre le présent et aller plutôt au Luxembourg au Printemps!!

miércoles, 8 de diciembre de 2010

SUZANNE DESCHEVAUX-DUMESNIL: FEMME-OMBRE DE BECKETT.


SUZANNE DESCHEVAUX-DUMESNIL: lA FEMME-OMBRE DE SAMUEL BECKETT. Photo: Mita ed Edmnd Tuby.
Source: www.samuelbeckett.it/bio1929.
La dame si stylisée en question de "look" des années 20, qui "a sauvé" Monsieur Samuel Beckett s´appelait Suzanne Deschevaux-Dumesnil: paraît-il qu´elle a appelé une ambulance après qu´il soit mystérieusement poignardé par un proxénète à Montaparnasse, à la sortie d´un cinéma où il venait de voir un film de Renoir en compagie de ses amis: plus tard sa compagne et son épouse. Elle l´avait visité à l´hôpital. Sordide histoire MODERNISTE (je crois), selon la biographie de Deirde Bair et d´autres sources. Il l´avait connue avant à une partie de tennis. ¿Connaissait il auussi le proxénète de ses nuits au Red District parisien? Les présentations de la jeune faites auparavant par son ami Alfred Péron. Comme une histoire de fiction ou un script de film noir: les étranges coincidences de la vie, tout simplement, ou même pas. Je crois qu´on lui doit à cette invisible dame oubliée, Ange Sauveur du Montparnasse, presque tout ce français simple qu´il se jactait de dire lui aidait à creer une oeuvre dépurée en style: il l´a a apprise cette langue près d´elle, d´elle même. Elle était sa voix et elle le berçait de ses sons: ce trésor oublié par les critiques lui a permis à l´ecrivain irlandais-parisien, d´inventer son style en base d´une manque: le fait qu´il s´agissait en fin de compte d´une seconde langue apprise, comme un enfant apprend une seconde langue, lui a sans doute beaucoup béneficié. C´est un mythe de la critique littéraire dire que Beckett était bilingüe: que son oeuvre est bilingüe. Il concevait une première version en français et après une en anglais, qui était plus qu´une traduction en elle même, une nouvelle oeuvre. Et la première version était le résultat d´ un language appris, pourtant incomplet, par lui -même, comme sa propre conception du récit et de la vie: pas une maîtrise du français. Il a sû profiter de ce fait, pour créer cette conception minimaliste du language à partir de l´ idée qu´il se voyait toujours dans le procès de l´acquisition du français, qui n´était pas sa langue maternelle, mais l´anglais, en fin de compte. Donc le manque de connaissance en soi lui permettait de nous parler du signifiant et de l´importance du Manque, du vide, de l´absence, du NON-SIGNE. Il devait parler avec Suzanne en français et elle devait sans doute lui corriger et sugérer beaucoup à Beckett sur son écriture, comme d´autres compagnes d´écrivains, oubliées dans les ombres du procès de la création artisque et qui tant ont contribué à la genèse de l´Art sans le savoir: mais nous, nous le savons maintenat, comme la femme de T.S. Eliot, Vivienne ou l´irlandaise "analphabète?" Nora Barnacle, épouse de James Joyce, pour nommer les "Innombrables". Leurs langues et leurs mots, ils les ont usurpés et versés dans leurs récits modernistes et post-modernistes: un language absolument pure redéfini et reconçu sur leurs oeuvres minimalistes de language infini, mais filtré à partir de possibles conversations avec Suzanne. Conversations et dialogues de l´absurde, aussi évaporisés, dans le noir et le rien de la nuit parisienne et le bleu choquant de la Provence d´autres fois, refuge des parisiens pendant la seconde guerre.¿Peut-être est-elle plus présente que nous le croyions, dans le creux de son oeuvre "Les Jours Heureux"? Sans doute. Peu de critique littéraire lui a donné de place sur l´oeuvre du Prix Nobel: mais à ça, à l´absence des femmes-ombres, on est habitué dans l´Histoire. Les femmes-ombres-esprits déambulent cachées sous des voiles transparents, mais nous voilà içi pour les résuciter. L´ inspiration et source de connaissance du Maitre Irlandais, quand ils ont fui dans le Roussillon à travers les routes désolées, perdus commme Estragon et Vladimir, s´appelait Suzanne. Elle se plaignait de la douleur de ses pieds, comme Estragon. De son indifférence. De notre indifférence. Elle représente aussi tous ces personnages, aussi présente dans son oeuvre que l´ ínquiétante absence- présence de son Godot "masculin", aparemment: et voici ce petit texte de blog, pour elle, "En Attendant Suzanne".
Pour toutes ses femmes qui on vécu dans les ombres et dans l´absence-absinthe de l´imagination des hommes qu´elles ont accompagné le long de la longue route d´une Europe massacrée par les Deux Grandes Guerres que nous n´avons ni devrions oublié jamais, j´ecris un peu quelques lignes de l´Absurde. Pour toutes ces femmes, épouses, amants, compagnes, amies d´hommes at artistes célébrés qui sont aujourdh´hui par elles mêmes, reconnues par certains espaces comme le mien, et qui nous aide comme source d´inspiration. Je le souhaite, Suzanne ou n´importe qu´elle soit ton nom, Beckett ou Joyce ou Borges auriaient écrit pour vous, pour nous, les oeuvres qu´ils nous ont laissées à nous tous. À nous deux. Elles sont la source et la force éternelle de beaucoup d´artistes renommés et leurs oeuvres idolatrées. Sujets et objets à reconstruire: à découvrir.

sábado, 27 de noviembre de 2010

Beckett à Paris


"En Attendant Godot/"Waiting for Godot" ("RIEN À FAIRE"/TOUT À FAIRE!!, de "Waiting for Godot") Le voilà Monsieur Beckett dans un café parisien. Ça FAIT TROP LONGTEMPS. Oui, celui qui écriva "En Attendant Godot" en français (si vous ne l´avez pas lu ou vu sur un scénario, ne le manquez pas). Il traduisait en anglais ses propres oeuvres, plus tard lui-même comme "Waiting for Godot." Mais ce n´était plus le même texte. "Nothing happens twice" (from "Waiting for Godot) (Rien ne se passe deux fois, ma traduction). Je le préfère en français. Il est plus sobre qu´en Anglais. En espagnol, à mon avis, il ne rend pas du tout très bien. C´est pour celà qu´il traduisait son oeuvre: les traducteurs détruisent... Ils sont fous de Godot, maintenant, plus que jamais, mais personne ne le comprends ni voudrait le comprendre vraiment. C¨est ça son charme et mystère. Un peu bébile et enfantin: génial dans sa simplicité noire et blanche. Il parait que son inspiration pour cette pièce de théatre du surnommé "théatre de l´absurde" lui est venu d´une peinture du Romanticisme allemand ( Carl Friedrich, "Deux hommes regardant la lune"/"Un homme et une femme regardant la lune". Une autre source pour cette pièce du silence, du rien absolu, du minimalisme d´hier et d´aujourdhui: son terrible expérience dans le Rouissillon français, quand il le parcourut à pied (comme beaucoup de français, déplacés,réfugiés,éxilés, émigrés, en temps de guerre et post-guerre européenne) en fuite de l´invasion des Allemands à Paris pendant la Seconde Guerre Mondiale. Résistant Français-Irlandais à Paris: châpeau! Ami de James Joyce et de son groupe. Qui admirait la littérature française dès ses années d´etudes à Dublin et sa culture d´avant garde. Il traversèrent les champs, les villages, dormaient sur un banc, mangaient des navets en cours de route, avec sa femme, épuisés tous deux et réduits au RIEN absurde des guerres: la nuit devant eux, avec sa compagne, elle, souvent en ombre, comme toutes les compagnes, épouses et amants d´"artistes célèbres": Suzanne Deschevaux-Dumesnil, qui luttait et combattait pour la Résistance Française contre les Nazis, avec Beckett. Qui lui parlait de son angoisse, de sa fatigue, qu´il ne comprenait peut-être pas. Il lui doit son français adopté d´irlandais. Des paroles qui ne sont pas paroles. Ses silences. Et la vie, il le disait, "je lui dois tout à Suzanne" (au moins, il le disait et l´a fait savoir au monde, mais le monde a oublié Suzanne). Pas moi. Car je suis toutes ses femmes oubliées dans la nuit et la route de Godot. Mais les critiques littéraires l´oublient. Elle lui avait sauvé la vie, cette vie de RIEN et de SILENCE DONT IL NOUS PARLE sans nous parler. Quand il a été blessé par couteau dans la rue à Montparnasse par un fou proxénète qui sûrement le prenait pour quelqu´un d´autre, elle est apparûe comme un personnage de pièce de L´Absurde (du rien, lui, qui n´attendait plus rien, sûrement): l´Absurde de la vie. Il l´avait vécu en chair propre. Nous sommes les enfants des coincidances absurdes, de l´hasard mal foûtu. Elle avait appelé une ambulance en étant témoin du malheureux asssault et l´a visité plus tard à l´hôpital. C´est la légende parisienne, l´histoire récupérée en fragments minimalistes sur sa biographie. Elle, néanmoins, lui a beaucoup aidé comme "agent littéraire" pour la publication de son Oeuvre et ses pièces de théatre mal comprises par les méfiants éditeurs, au début du périple artistique. On lui doit une place plus distinguée à la pianiste, beaucoup plus importante dans la production du Prix Nobel irlandais que l´on ignore souvent. Peut-être j´ecrirais une "Pièce de Théatre" pour leurs mémoires...: "Beckett et moi". En traits "minimalistes" et suscints, que personne ne lira ni verra... Ils étaient tous deus "On the Road"... parce que on ne fait qu´attendre, attendre. Attendre est une action par elle même... Il parait. C´est ça le sens de la vie? Qui es tu, Godot? Peu importe. Les spectateurs et spectatrices regardent étonnés ces paroles de dialogues aburdes qui se ressemblent aux absurdes dialogues du "Messenger", du "chat" sur l´ordinateur. Le vide numérique est la route vide de Godot. Donc, je t´attends... Nous t´attendons et c´est ça qui compte. D´autres passants sans souçi sur la route, mais rien n´arrive vraiment. Personne se sauve. Aucun. Si on attend, c´est qu´on est vivant..C´est peut-être ça le seul espoir. Haruki Murakami se ressemble aussi à Beckett: son vide existentialiste et sartrean. Des souliers, des bottes, un arbre, des chapeaux-melons, quelques blagues pour nous en sortir de la désolation, un rire étouffé de Chaplin de temps en temps, une carotte, des navets, on n´a pas vraiment besoin de beaucoup plus dans la vie... Je t´attends!

domingo, 21 de noviembre de 2010

Carla Bruni "Belladonna"


Nous croyions avoir retrouvé il ya quelques années, une nouvelle "Renaissance" de la chanson française, quand une voix mystérieuse et un peu déchirée nous surprenait avec des nouveaux mots d´amour en français, murmurés sous les accords élégants d´une guitarre qui nous disait que "Quelqu´un m´a dit que tu m´aimais encore, serait ce possible alors?" Mais, c´était un doux rêve passager, comme l´amour. Maintenant, la riche bohémienne italienne vit à L´Élysée et s´est transformée en Première Dame de la "Gloire Française", cachée peut-être sous les beaux manteaux et robes style "Jackie Kennedy" qu´elle essaye comme des beaux masques de Venice et sobres costumes de "design" sous lesquels elle se protège de sa nudité un autre jour trop exposée: fragile ou pas fragile, elle a notre regard. Elle a voulu "rechanter" ses poèmes d´enfant gatée dans un disque dédié à son frère, décédé, pour nous montrer qu´elle continuait à être elle même, en dehors de son nouveau rôle: sa voix avait beaucoup changé, beaucoup plus grave, mais plus triste, beaucoup plus triste... Avant, elle avait réuni dans ce disque en anglais, "NO PROMISES", des beaux poèmes de Christina Rossetti, de Yeats, d´Auden, de Dorothy Parker, Emily Dickinson et Emily Brontë, entre autres, sur un Cd bien enveloppé par des magnifiques photos qui la montraient dans un intérieur rosé et sucré, entourée de roses, balons roses et bleus, livres, coussins en velours et guitare, grande petite fille isolée sur un parquet de bel appartement, peut-être d´un quartier chic parisien... où elle réinventait son allure candide à l´âge le plus fascinant des femmes... Mais le temps passe et passe et s´ecoule infini sur nos joues et lèvres, ma belledonna. Impuissante force que même notre voix trahit. Comme toi, moi aussi, et toi, et nous... En cours, je l´avoue, on l´ecoute: ça aide à réchauffer la froideur des poèmes en anglais mal récités et l´inévitable passage du temps. Et l´audience se sent fascinée: je l´avoue aussi, comme menée et séduite vers l´océan par les voix de sirènes du voyage odysséen. Nous oublions que la poésie s´est faite pour la dire en haute voix ou la chanter. Je veux chanter. Pas toi? Je chante, oui je chante aussi... En tout cas, elle peut être aimée ou pas, critiquée ou admirée, mais sans doute ses chansons nous embellissent et nous transportent vers un univers de lumières et sombres magnétiques. Sois qui tu sois, tu es une belle voix pour des paroles sans paroi...

miércoles, 10 de noviembre de 2010

Juliette Binoche: copie conforme



Peut-être vous voulez revoir la "Belle Dame Binoche" de nouveau à l´ecran avec son allure toujours un peu mystique de jolie regard très "french" de Muse Urbaine et un peu célestiale qui, cette fois, part, comme toutes les femmes dernièrement dans les films récents de recherche spirituelle "d´identité en féminin" dans un autre pays, pour "se retrouver" à soi-mème pendant le pélerinage. Maintenant c´est le tour de L´Italie (La belle Toscane) où la dame en question (presque toujours des personnages en crise dans des milieus d´artistes bourgeois/bohémiens), (propriétaire d´une Gallerie d´Art) y rencontrera une relation avec un écrivain anglais où le thème de la question de l´ originalité ou la "copie" de l´Art est mise en question . Imaginez un peu le reste... Elle a gagné la Palme d´Or du Festival de Cannes (2010) pour cette interprétation. La France a besoin de récuperer ses anciennes DIVAS. Depuis son captivant rôle sur le film "Bleu", à mon avis, elle a déambulé à travers plusieurs films qui essayaient de la relancer sous cet hâle de visage de cire et sublîme que sans doute elle a, mais qui est trop exploité et, en même temps, l´ont emprisonnée pendant des années ("The English Patient"/" Wüthering Heights", par exemple) faisant ombre à ses possibles dons naturels d´interprétation qu´elle n´a pas vraiment tout à fait dévelopé, sans avoir vraiment encore eu le rôle qu´elle méritait. Ce prix est peut-être un peu forcé. Elle semble aséquible, lointaine en même temps, fragile, mais un peu victime de son image de regard en "Extase" en abus. Elle était bien aussi dans le film "PARIS" (plus naturelle que jamais, plus proche à n´importe qui, et trop difuse et "alternative" dans "LE BALON ROUGE". Moi, j´attends toujours son grand "rôle", mais néanmoins elle, par elle même, est l´âme de la caméra et elle remplie tout l´ecran sans ouvrir la bouche: cette bouche peignée au rouge à lèvres "Valentino" qu´elle nous offre sensuelle sur l´affiche gris de "Copie conforme"/Certified Copy/Copia Certificada, coquette et toujours mignone, en tant que femme/actrice/personnage/diva? quotidienne/ très très parisienne et presque toujours aussi jeune! À LA TIENNE SI C´EST TA PREMIÈRE VISITE SUR MON BLOG!!