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lunes, 6 de febrero de 2012

"Carmen" de Carlos Saura ou Prosper Mérimée ou Bizet: "La Femme" à Séville
































Dans le film de Carlos Saura, CARMEN (Film très apprécié en France), Antonio Gades dit à "Carmen/Laura del Sol" ( actrice et danseuse de flamenco espagnole qui vit à Paris) que l´important dans la danse "c´est la distance qu´il y a entre un pas et l´autre, ce qui se passe entre un pas et l´autre, pour y arriver où on veut. " "Tous mes pas m´ont conduit vers toi." "Tout le monde connaît "Carmen." Le Mythe. Le Personnage. Si il y a une voix entre le froid Nord étranger et le Sud violent, elle parle à travers le récit du français romantique voyageur, Prosper Mérimée, sans doute et l´opéra de Bizet. Tout le monde en parle d´elle. Pas gitane, plutôt "bohémienne, l´appelle t-il. Mais qui est vraiment "Carmen"? La femme? On se le demande toujours. Elle vit presque dans toutes les femmes qui lui ressemblent un peu. Mais pour l´apercevoir un peu plus près, en chair et en peau, il faut descendre jusqu´au Sud. Séville est son corps. La ville lui plaît et elle y reste, elle y travaille aussi. La Fábrica de Tabacos. Elle y vit elle y meurt, sutout, elle y meurt. Au Sud. Elle y respire, elle y danse et surtout, elle y a aimé, elle y aime et elle y est aimée. Plutôt désirée? Elle y avait était aimée. Soyons précis. Avant. Maintenant. Toujours. La Passion ou le désir ou l´amour. La Souffrance. Ce n´est pas un peu le même? Cette ville du Sud est son sang, sa peau, ses reins, ses pas, sa bouche, ses dents, ses vêtements, sa noire "mantilla" de dentelle fatidique écrasée sur ses cheveux, ses chaussures, ses bas, ses mains, ses jambes, sa ceinture, ses seins, ses doigts, ses yeux dont son regard félin, sa tendresse, sa cruauté, sa liberté, sa fièreté, son rire, sa volupté, son innocence, ses caprices, ses mensonges, ses amants, ses vierges, ses saints, ses tauraux, ses églises, ses cierges, ses ruelles, ses jardins, ses fontaines, son eau, ces cieux, ses enfers, ses quartiers, ses arenas, ses chevaux, ses labyrinthes, ses odeurs, sa fleur de casia entre les dents, ses sons, ses chats, ses éventails, ses croix, ses pasodobles, ses seguirillas, ses étrangers voyageurs, ses chapelles, ses voleurs, ses français, ses soldats, ses toréadors, ses maléphices, sa vie...sa mort."


"Toda mujer es hiel. Pero tiene dos momentos buenos: uno en el tálamo; el otro, al morir." (Páladas). (Meandro, S. IV. d. C). Inscription que Mérimée choisit pour "illuster" l´ essence de L´éternel Féminin chez "Carmen." Mysoginie? Ou dévotion?Vous pouvez "traduire" l´idée et la citation, selon votre expérience, et connaissance. Si non, venez vers Séville pour la goûter. Jean Luc Godard aussi a filmé sa très particulière vision du Mythe espagnol: "Carmen". J´y reviendrai un jour.

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