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viernes, 24 de diciembre de 2010

Paris sous la neige à Noël


"Première neige au Jardin du Luxembourg" (1955). Photo: Édouard Boubart(1923-1999)
Je vous souhaite un joyeux Noël d´écriture avec cette belle photo des paradis des enfants parisiens qui jouaient dans les jardins de la ville au temps où la neige fondait sous les doigts, sous la peau, sur la terre des villes! Aujourdh´hui, les enfants construisent des hommes de neige à l´ordinateur, seulement en image, et se demandent, peut-être, si il est possible de jouer avec. Ils restent endormis dans les embouteillages des autoroutes des périphériques, bloqués dans les tunnels noirs, isolés dans le chauffage rassurant des espaces domotiques... que leur parents conduisent énervés vers leurs belles maisons et pavillons des environs. Ils se demandent comment faisaient tous ces enfants des photos en noir et blanc pour pouvoir sortir dans ces si beaux jardins du luxembourg où la neige fond sans enfants. Jardins de leur ville que peut-être, aujourdh´hui Noël, ils ne connaissent même pas... Jardins, statues, fontaines qu´ils voient apparaître à travers la vitre de la voiture par magie, car maman et papa n´ont plus le temps et Grand Mère ne sort plus à Paris pour peur de tomber dans la neige: maman dit qu´ il faut mieux aller faire les courses dans les grands Malls des alentours de Paris... pour acheter un homme de neige en plastic "made in China" construit par les toutes petites mains d´un enfant exploité ou esclavisé... par peur que nous puissions tomber sur cette neige, sur cette patinoire de glace où jouaient leurs parents. On a peur, on a tellement peur du présent qu´on le laisse échaper, fondre comme de la neige entre nos mains, en regrettant inutilement le passé. Un jour, Noël ne sera plus Noël, à moins qu´on laisse fondre à nouveau la neige entre les mains des enfants en construisant des hommes et femmes de neige d´auparavent. Nous devons laisser nos enfants et les enfants de nos enfants tomber dans la vraie neige d´aujourdhui, courir dans les allées des parc, de la terre glacée. Oublions nous de ce faux plastique d´échantillons de nos jours présents et touchons la terre froide et mouillée!! Je cours pour aller vers Paris, qui de loin sous la neige, me souhaite et me dit de retourner aux paradis de l´enfance neigée...avec d´autres enfants qui ne sont même pas mes enfants. Malgré tout mes désirs, je pense à tous ces enfant du monde entier qui ne peuvent pas jouer. Joyeux Noël, c´est pour dire, mais mon enfant est, était et sera tous les enfants du monde et tous les enfants du monde sont mon enfant. Noël, comme le titre de la biographie de Simone Signoret et Yves Montand, n´est plus ce qu´il était: "la nostalgie, ce n´est plus ce qu´il était." Il faut vivre le présent et aller plutôt au Luxembourg au Printemps!!

miércoles, 8 de diciembre de 2010

SUZANNE DESCHEVAUX-DUMESNIL: FEMME-OMBRE DE BECKETT.


SUZANNE DESCHEVAUX-DUMESNIL: lA FEMME-OMBRE DE SAMUEL BECKETT. Photo: Mita ed Edmnd Tuby.
Source: www.samuelbeckett.it/bio1929.
La dame si stylisée en question de "look" des années 20, qui "a sauvé" Monsieur Samuel Beckett s´appelait Suzanne Deschevaux-Dumesnil: paraît-il qu´elle a appelé une ambulance après qu´il soit mystérieusement poignardé par un proxénète à Montaparnasse, à la sortie d´un cinéma où il venait de voir un film de Renoir en compagie de ses amis: plus tard sa compagne et son épouse. Elle l´avait visité à l´hôpital. Sordide histoire MODERNISTE (je crois), selon la biographie de Deirde Bair et d´autres sources. Il l´avait connue avant à une partie de tennis. ¿Connaissait il auussi le proxénète de ses nuits au Red District parisien? Les présentations de la jeune faites auparavant par son ami Alfred Péron. Comme une histoire de fiction ou un script de film noir: les étranges coincidences de la vie, tout simplement, ou même pas. Je crois qu´on lui doit à cette invisible dame oubliée, Ange Sauveur du Montparnasse, presque tout ce français simple qu´il se jactait de dire lui aidait à creer une oeuvre dépurée en style: il l´a a apprise cette langue près d´elle, d´elle même. Elle était sa voix et elle le berçait de ses sons: ce trésor oublié par les critiques lui a permis à l´ecrivain irlandais-parisien, d´inventer son style en base d´une manque: le fait qu´il s´agissait en fin de compte d´une seconde langue apprise, comme un enfant apprend une seconde langue, lui a sans doute beaucoup béneficié. C´est un mythe de la critique littéraire dire que Beckett était bilingüe: que son oeuvre est bilingüe. Il concevait une première version en français et après une en anglais, qui était plus qu´une traduction en elle même, une nouvelle oeuvre. Et la première version était le résultat d´ un language appris, pourtant incomplet, par lui -même, comme sa propre conception du récit et de la vie: pas une maîtrise du français. Il a sû profiter de ce fait, pour créer cette conception minimaliste du language à partir de l´ idée qu´il se voyait toujours dans le procès de l´acquisition du français, qui n´était pas sa langue maternelle, mais l´anglais, en fin de compte. Donc le manque de connaissance en soi lui permettait de nous parler du signifiant et de l´importance du Manque, du vide, de l´absence, du NON-SIGNE. Il devait parler avec Suzanne en français et elle devait sans doute lui corriger et sugérer beaucoup à Beckett sur son écriture, comme d´autres compagnes d´écrivains, oubliées dans les ombres du procès de la création artisque et qui tant ont contribué à la genèse de l´Art sans le savoir: mais nous, nous le savons maintenat, comme la femme de T.S. Eliot, Vivienne ou l´irlandaise "analphabète?" Nora Barnacle, épouse de James Joyce, pour nommer les "Innombrables". Leurs langues et leurs mots, ils les ont usurpés et versés dans leurs récits modernistes et post-modernistes: un language absolument pure redéfini et reconçu sur leurs oeuvres minimalistes de language infini, mais filtré à partir de possibles conversations avec Suzanne. Conversations et dialogues de l´absurde, aussi évaporisés, dans le noir et le rien de la nuit parisienne et le bleu choquant de la Provence d´autres fois, refuge des parisiens pendant la seconde guerre.¿Peut-être est-elle plus présente que nous le croyions, dans le creux de son oeuvre "Les Jours Heureux"? Sans doute. Peu de critique littéraire lui a donné de place sur l´oeuvre du Prix Nobel: mais à ça, à l´absence des femmes-ombres, on est habitué dans l´Histoire. Les femmes-ombres-esprits déambulent cachées sous des voiles transparents, mais nous voilà içi pour les résuciter. L´ inspiration et source de connaissance du Maitre Irlandais, quand ils ont fui dans le Roussillon à travers les routes désolées, perdus commme Estragon et Vladimir, s´appelait Suzanne. Elle se plaignait de la douleur de ses pieds, comme Estragon. De son indifférence. De notre indifférence. Elle représente aussi tous ces personnages, aussi présente dans son oeuvre que l´ ínquiétante absence- présence de son Godot "masculin", aparemment: et voici ce petit texte de blog, pour elle, "En Attendant Suzanne".
Pour toutes ses femmes qui on vécu dans les ombres et dans l´absence-absinthe de l´imagination des hommes qu´elles ont accompagné le long de la longue route d´une Europe massacrée par les Deux Grandes Guerres que nous n´avons ni devrions oublié jamais, j´ecris un peu quelques lignes de l´Absurde. Pour toutes ces femmes, épouses, amants, compagnes, amies d´hommes at artistes célébrés qui sont aujourdh´hui par elles mêmes, reconnues par certains espaces comme le mien, et qui nous aide comme source d´inspiration. Je le souhaite, Suzanne ou n´importe qu´elle soit ton nom, Beckett ou Joyce ou Borges auriaient écrit pour vous, pour nous, les oeuvres qu´ils nous ont laissées à nous tous. À nous deux. Elles sont la source et la force éternelle de beaucoup d´artistes renommés et leurs oeuvres idolatrées. Sujets et objets à reconstruire: à découvrir.