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lunes, 21 de diciembre de 2009

Joyeux Noël-Paris en couleurs




Si vous allez ou bien vous venez à Paris, regardez-le ce Noël avec ces couleurs d´autochrome du procédé en plaque de verre inventé par les Frères Lumière: la couleur à travers laquelle nous regardions les uns et les autres, un autre temps, l´extérieur magique et vert d´une ville qui semblait déjà trop usée par les caméras et l´ecriture. Néanmoins, elle nous surprend toujours. Ces couleurs sont aussi préentes aujourdh´hui dans des films, comme "Amélie", où les tonalités récupèrent ces mêmes teintures douces et chalureuses. Ces photos font partie de L´Exposition "Paris en Couleurs, des Frères Lumière à Martin Parr" ( 1907-2008), qui a eu lieu à L´Hôtel de Ville à Paris (Mars 2008), pour la Célébration du Centenaire de L´Autochrome. Voilà quelques unes de mes préférées:

1. Les Deux Magots (1959). Photo de Saul Leiter.

2. Paris vu de Notre Dame (1959). Photo de Ernst Haas.

3. La Parisienne. Rue de la Paix. (1959). Photo de Robert Capa.

domingo, 6 de diciembre de 2009

Étreintes Brisées




Puisque je vous ai montré toutes ces images de baisers et d´étreintes amoureuses en noir et blanc à la Ville, il me reste cette image des "Étreintes Bisées" (belle traduction en Français pour "Los Abrazos Rotos" du dernier film de Pedro Almodóvar que les voisins du Nord semblent si bien aimer, ou peut-être même un peu plus que ses propres voisins du Sud. Qui n´a pas souffert "Broken Embraces"?

"Laisse-moi t´embrasser un peu plus fort, avant de partir."
Belle Photo du film, "Étreintes Brisées", (paysage sur l´île de LANZAROTE AUX ÎLES CANARIES, avec Penélope Cruz et Lluis Homar" (quel grand acteur!)Il joue trop bien!!

sábado, 21 de noviembre de 2009

http://www.facebook.com/pages/El hexagono/
Programme de musique française ou en français sur Radio 3 de Radio Television Española.
Merci à son directeur Paco Bermúdez Paeza.
http:// www.nuestrosvecinosdelnorte.blogspot.com
Enfin de la musique française dignement sélectionnée par des professionnels de la radio espagnole, tellement oubliée dernièrement dans le pays du Sud, mais qui grâce à ces programmes se récupère à nouveau. Bientôt elle reviendra peut-être, la chanson française...qui sait? Merci pour la sélection. Pas facile à trouver!

martes, 17 de noviembre de 2009


Perdue dans le cyber espace infini. Est ce que quelqu´un peut me dire pourquoi même en écrivant l´adresse de ce blog, personne ne le trouve? Je vous offre aujourdh´hui ce beau regard oublié des yeux bleus en extase soutenus sous les traits de l´angle de la caméra imaginaire du directeur : à nouveau je me retrouve, un peu, sur le visage de Jacqueline Bisset: regard perdu par les instructions mimiques de son directeur, comme une poupée mannequin froide et en cire...qui n´oserait pas bouger ni parler. La Nuit Américaine de François Truffaut (1973), avec Jean-Pierre Léaud.

viernes, 13 de noviembre de 2009

J´aime bien cette photo de Simone de Beauvoir: comme n´importe quelle femme qui décide passer tranquilement l´après midi au café pour y écrire et se rencontrer avec quelqu´un à Saint Germain des Prés. J´aime même beaucoup cette photo: la plume ou stylo quelle tient prête à inscrire les mots un par un. La cigarette entre ses doigts, compagne inévitable de l´intellectuelle et femme fatale d´autres temps. La tasse vide sur le petit plateau et la tétière qui attend le rituel de l´ecriture au temple du café: à l´abri de nous tous qui la regardons en nous demandant si vraiment elle y écrivait là bas ses essais et pensées, seule, comme uniquement les femmes connaissent le temps.

Photo du film, Domicile Conjugal, de François Truffaut, avec Jean Pierre Leaud et Claude Jade . La scène finale a lieu au quartier du Panthéon (VII), où on n´aimerait bien peut-être y vivre: je m´y suis promenée aussi en été, en automne, autrefois, où les nouveaux néo-parisiens bohèmes et bourgeois font maintenenat leur particulier "pic-nic/Déjeuner sur l´herbe" avec Beaujolais, fromages et pâtés (dernière sophistication urbaine- version parisienne des nuits du Sud).
J´aimais bien aussi la belle petite japonaise "Mademoiselle Hiroko" (que sera t´elle devenue?) sur le film, avec laquelle Jean Pierre Leaud trompait sa femme nouvelle-mariée, cherchant accomplir ses fantaisies orientales, dont il voulait s´instruire sur le live "Les Femme Japonaises" qu´il lisait le soir près de sa femme qui au contraire lisait une biographie sur l´étoile de ballet de l´époque à Paris, Nureyev. Cette scène d´essai de réconciliation conjugale a lieu aux jardins qui se trouvent derrière le Panthéon, à la Place "El Salvador" sur l´Avenue de Beteuil, près de l´esplanade du Souvenir Français, non loin de l´Avenue de Saxe où les peus enfants qui y restent aujourd´hui, se glissent en vitesse vers la présence toujours majestueuse et énigmatique de la plus belle Tour du Monde, sur leurs patins à roulettes: suivant le firme parterre gris, pour se libérer un peu de leur monde qui reste enfermé dans toutes ces belles maisons du quartier des embassades et de l´UNESCO. Peut-être un jour quelqu´un leur fera regarder ses films... ou bien viendriez vous sur mon blog?
L´ autre photo: de Jean Paul Belmondo et Jean Seberg dans le film À Bout de Souffle.

Ce Paris noir et blanc des vieux films passés à la télé avec le célèbre "carré blanc" sur le coin droite de l écran qui conseillait les parents de coicher bien tôt les enfants avec Nounours et le Maitre de sable qui nous endormait à moitié seulement pour regarder d´un oeil toutes ces images interdites et fascinantes d´un monde de ciné qui ne nous appartenait pas mais parmi lequel nous découvrions les "Baisers Volés", "À Bout de Souffle" et tant d´autres visages inconnus et fascinants. C´est ainsi que notre éducation cinématographique s´installait tranquillement chez nous: sans faire d´histoires. Maintenant tout le monde écrit des livres sur Truffaut, sur le ciné, littérature- cinéma, etc. Mais, vraiment, ¿qui oserait révéler les secrets des émotions que tout ce monde nous offrait gratuitement à la salle de séjour, un dimanche où rien ne se passait vraiment? Aujourd´hui, le monde a le monde entier, en images, en paroles, en regards: sans limites, sans "carrés blancs" et, il me semble, néanmoins, qu´il manque d´imagination et si il y a du "nouveau" c´est un peu aussi un regard vers tous ces autres phamtômes qui toujours nous addressent de loin.

Laissez moi, donc, vous envoyer regarder, en cachette, un peu, à nouveau, ou pour la première fois, una image "volée" de ses films qui tant m´on fait apprendre de tout ce qui se passait autour et dont, d´une manière ou autre, se ressemble un peu à nos histoires d´aujourdhui qui se croient si nouvelles: "l´avant garde c´est le passé."

L´écriture devient de plus en plus difficile: il me semble que cette année Paris n´aura plus jamais les couleurs de l´automne marron foncé de ses feuilles de chataigniers froissées, jaunies et écrasées milles fois sous les pieds des passants sans souçi qui traversent les allées du Luxembourg où une fois, tous, nous avons crû nous rencontrer, comme par hasard, avec quelqu´un qui venait du Nord pour aller vers le Sud avec nous: vers les plages de Tarifa, d´òu on pourrait regarder dans l´horizon rosé les terres du Maroc, sous le voil de la brume d´un matin ensoleillé. C

martes, 1 de septiembre de 2009

Jean Seberg sur les quais des bouquinistes, près de Notre Dame. Film, À Bout de Souffle, dir. Jean Luc Godard. Avec Jean Paul Belmondo.

martes, 18 de agosto de 2009

Voilà une autre histoire qui se passe à la Ville, au présent ou au passé, peu importe: un homme reçoit la visite inattendue de son ancienne fiançée à un hotel de Paris.
Photo du court métrage, Hotel Chevalier. Dir. Wes Anderson/U.S.A. 2007/ Avec Jason Scwartzman et Nathalie Portman. Prologue du film du même directeur, The Darjeeling Limited.

jueves, 13 de agosto de 2009

lunes, 3 de agosto de 2009

"Eux aussi ils rêvaient d´aller à Paris pour changer leurs vies, anodines et bourgeoises. Mais ils restèrent dans leur belle maison en bois, si American style, des années 50: paralysés par la peur de changer et d´être vraiment heureux et eux mêmes. Le nom de leur rue, "Rue de La Révolution," deviendra ironique pour eux deux, (et pour d´autres, peut-être) qui y resteront bien installés, pour toujours. Un essai de "Révolution Domestique" essayée et malheureusement échouée par Madame Wheeler (Kate Winslet) qui portera le drâpeau de La Liberté de travers, et qui mourra aussi pour ce qu´elle aurait considéré son droit personnel sur son corps et ses rêves, trahis par la peur de l´autre, son compagnon de fuir avec elle vers un destin sans doute inconnu mais sincère, authentique et aventureux, loin du conformisme de tout ce petit monde of American Dreams, de la middle class, qui nous paraît si solide et si rassurante, mais qui peu à peu détruit tant d´histoires d´amour, de couples qui commençaient par le rêve et l´espoir individuel d´initier ou continuer une nouvelle vie, quelque autre part. Pourquoi pas Paris?"

Photo du setting du film, Revolutionary Road. Dir. Sam Mendes (2008),
avec Leonardo DiCaprio and Kate Winslet.
Un roman de Richard Yates (1961).

domingo, 2 de agosto de 2009

"Martine passait ses après - midis d´automne à Saint Germain des Prés. Au café, elle y allait pour lire, mais surtout pour écrire. Elle buvait une menthe à l´eau, comme quand elle était petite. Quelques fois une grenadine, même. Elle adorait les couleurs liquides dans sa gorge. Certains soirs, René venait l´accompagner. Ils bavardaient un peu sur leurs Oeuvres. Ils croyaient absolument à ce qu´ils faisaient. Ils travaillaient très dur, après les annés de Fac, les cours, leur thèses. Le Grand Atelier de la Rue Jules Vernes était plus qu´un foyer ouvert aux jeunes artistes. C´etait là qu´ils s´etaient rencontrés. C´etait là que tout commença. Un espace d´espoir pour l´Art conçu comme un privilège et un trésor collectif pour faire du monde un lieu plus docile pour tous. Il y avait même des jeunes de la banlieue qui y venaient: ils faisaient beaucoup plus que brûler des voitures. Les filles étaient des vraies artistes: en brut et en nature. Avec leur haine et désespoir ils construirent des Oeuvres inimaginables jusque là: et tout grâce à Madame Duvenbargh, la mécène de la Fondation plus ultramoderne et généreuse de la Ville, dont sans doute on en parlerait fort dans le futur. Au Département d´Art Moderne à la Fac, quelqu´un lui en avait parler, mais elle se méfiait toujours des riches qui marchandaient toujours avec l´Art et les pauvres débutants. Elle, elle faisait de "l écriture- bizarre/zArt" qu´elle appelait: aquarelles- poèmes, collages audacieux, et un peu de tout. Mais Martine était toujours pressée: maintenant elle écrivait des poèmes. Elle croyait qu´elle pouvait mourir à n´importe quel moment, et n´importe où. Elle avait ça dans la tête dernièrement. Des poèmes un peu haiku, étaient sa dernière signature minimaliste, après le Roman sonore et olfactif. Elle attendait avec douloureuse impatience la réponse de l ´agent des Éditions de La Seine, où elle avait envoyé son manuscrit, et la Collection d´Aquarelles Savoureuses, dont ses plus belles couleurs avaient sans doûte étonné le scrupuleux et pointilleux agent littéraire . Et juste cet après midi vulgaire et anodin, René arriva avec une lettre à la main. Elle ouvrit l´enveloppe doucement, et lu la lettre en silence. Après quelques minutes, elle regarda René comme si elle aurait vu une scène d´un film d´horreur et elle lui dit en lui souriant:
- "Tiens, lis-la."
Elle resta songeuse, comme si rien ne se passait autour d´elle, même que le bruit de la Ville faisait tresaillir les oiseaux du quartier. Une vieille dame, à côté de leur petite table sur la terrasse de la brasserie, la regarda, comme si elle se demandait que pouvait bien faire une belle jeune fille comme elle tous les après midi au café. Elle n´avait pas l´air parisienne. Très typée, disons. La dame ne fit pas attention au jeune homme élegant et d´air malin qui l´accompagnait aujourd´hui. Il était exceptionellement beau, comme une sculpture classique, sans éxagérer. Et des cheveux courts et noirs qui lui couronnaient la tête dorée par les étranges rayons de soleils jaunis qui traversaient la rue.
- Ben, tiens, tu as de la chance toi! Tu arrives sur place à Paris, de tes Velazquez et Zurbarans, et voilà que tu commences d´en haut, ma petite! Alors là, toi et tes haikus, incroyable! Six mille euros pour le départ!!
_ Je n´y crois pas vraiment... Attends un peu. Peut-être c´est une blague.
_ Tiens, demande à ta dame d´à côté si elle s´en doute... Tu lui avais montré même quelques poêmes, tu m´avais bien dis, et ça lui avait vachemente plû, non? Il va falloir qu´on l´emmène au vernissage de ma prochaine exposition au Soho.

Martine bût un peu. Elle respira profondemment et embrassa René sur les lèvres. Le goût rafraichissant de la menthe à l´eau sur les lèvres de René le transporta loin, en lui faisant penser à la menthe qu´il aimait macher au Maroc, quand il était petit.
_ Avec le fric on ira en Espagne. Au Sud, tu vas voir la mer là bas comme elle est belle, à Trafalgar, à Tarifa...à Zahara. Tu pourras voir le Maroc, même. Ça dépends des jours. Comme ça tu pourras y peindre... J´en ai marre du noir, du métro... Quand je suis içi, je veux être là - bas. Quand je suis là - bas, je veux être içi... C´est fou.
_ Ne t´inquiète pas, c´est comme ça. Avec moi c ést pareil, quand je vais à Marrakesh...
Tout ça ça colle bien pour nos ouvrages, comme tu les apelles. Allez, viens vite chérie. On s´en va... ce soir on va dîner comme il faut... Où Madame?

Ils se levèrent en riant. Le bonheur ça passe drôlement vite, plus vite que la vie même. Donc il faut fonçer quand il arrive. Martine s´adressa à la dame, en s´approchant à sa table.
- Merci Madame, à vous aussi. À bientôt, je reviendrai un jour de mon voyage au Sud, et on boira un café ensemble, si ça ne vous dérange pas. Elle lui montrait sa lettre en l´agitant en l´air.
La dame souria. Les vielles dames parisiennes ont du mal à sourire.
_ Bien sûr, Mademoiselle. Ça nous faira du bien à toutes les deux. Alors Ça a bien marché votre édition? Et elle continua à lire son journal.
Martine et René s´eloignèrent en marchant le long du Boulevard Saint Germain, avec le soleil et le vent des plages de Tarifa dans les yeux, et entre leurs mains bronzées. L´Église Saint Germain avait acquis une couleur mauve, turquoise, un peu baignée avec les tonalités des aquarelles de Martine, qui avait effacé, comme par magie, les gris bleuâtres de ses vieilles pierres noircies. La foi, il faut toujours l´avoir. Il faut y croire. C´est tout. C´est ce qu´on leurs avait toujours raconter là bas au Sud, les Vieilles Mamans, les Mamans, les vraies, vraies Artistes des Déserts, quoi, les Déesses, quoi, comme Martine aimait d´appeler et parler des femmes de leurs pays du Sud, restées si loin, traversant les frontières cahque jour pour une pute de misérables euros... Tu verras, quand on y retournera, on fera bien quelque chose... pour eux, pour elles. Il faut continuer à écrire, à dire à tout le monde que ta soeur est morte en essayant de traverser la frontière avec son chargement de marchandises sur le dos, pour gagner quelques sous, écrasée comme un rat (qui s´en rapeelera?): la frontière qui sépare ta terre de mon Sud que j´aime tant, entre Ceuta et ton Maroc doré d´Hurlevents. En face, c´est Tarifa, Zahara, où on ira. Attends, tu verras ces haikus-aquarelles parlent d´elles. Il faudra que tu me montres d´autre paroles et images de tes terres. Viens, on quitte un peu Paris: Ça nous fera du bien."
Copyright. De mes extraits de "Paris-Sud."

martes, 28 de julio de 2009


Photo. Henri Cartier- Bresson.
C´est pour toi, qui visite la Ville, cette collection d´images qui suggèrent le bonheur si difficile d´attraper ou de vivre, même. C´est un peu comme au film, Cinéma Paradiso, que je vous offre cette collection d´images d´amants qui s´embrassent: les images d´un oeil furtif qui n´est pas le mien, mais par lequel je regarde aussi, pour apprendre à saisir aussi ces "moments décisifs". C´est un peu l´atmosphère d´un Paris qui ne nous appartient plus, mais qui nous appartient un peu à tous dans la mémoire collective de la beauté d´un instant...en noir et blanc. C´est peut- être comme l´ amour sucré et enfantin d´ Anouk Aimée et Jean Louis Trintignant, sur la mélodie répétitive du film, Un Homme et Une Femme, Un Homme et Une Femme, que les histoires son conçues . On l´écoute toujours cette musique ? Mais il ne faut pas avoir peur du dialogue entre hommes et femmes qui doit encore se construire/réconstruire en Europe, dans le monde. Chez toi, chez moi. Chez nous, bref. C´est comme si on n´osait plus s´embrasser dans les rues, définition de genre et sexe interdits.
Pourquoi les amants courent t´ils toujours dans la Ville? Comme en fugue. Peut- être c´est un élan vers le vide, la joie, le bout de tout: Paris n´est pas la fin du monde. Jules et Jim. Dir. François Truffaut (1961). Avec Jeanne Moreau.

C´est vrai, "Catherine était facile à être séduite. Le difficile c´était la retenir." Pourquoi, même les nouvelles génerations regardent à nouveau tous ces films comme si c´était leur "première fois" en tout? Alors, c´était la Nouvelle Vague. Moderne, libérale... En Espagne, tout était interdit à l´epoque. Aujourd´hui, ces films ne sont plus modernes ( ou au contraire ils me semblent plus modernes que jamais) . Il y a Pedro Almodovar pour ça: pour continuer à épater, quand il n´est pas trop sentimental, des fois. La Nouvelle Vague est devenue une référence de culte classique, avec ses drames réinterprétés/récrits/copiés un peu/ car il nous manque, me semble t´il, de l´imagination, malgré tous nos moyens digitales ou autres ressources. Rien nous épate aujourd´hui, ou surprend, quand on au contraire on voit qu´on aime sublimer des images atroces de films qui montrent des scènes d´horreur outrageantes avec porno de sang et de corps sacrifiés par plaisir, dont les ados, et pas ados, ont raffolent. Ceux qui n´ont pas connus la vraie souffrance: les misères des guerres, des gens mutilés. La souffrance devient, il parait, un objet de culte esthétique: vide absolu. On ferait mieux, peut- être, de les inviter, voir tous ces films en noir et blanc qui ne se passent même plus... aux télés, en plague d´images pourries. La plupart des cinéphiles européens ont eté éduquées dans le noir et blanc par les films à la téle. C´est pour cela qu´on doit aller maintenant aux cinémathèques (comme le jeune de The Dreamers) et récupérer nos films de la vieille Europe grise qui se donnait des grands airs de liberté et libéralisme sexuel et passionnant. Il y a des années le corps était un temple: aujourd´hui Jeanne Moreau se demande peut- être où est Catherine? Il doit bien avoir encore des Catherines, comme chez Bertolucci (The Dreamers)... Ou des Catherines Deneuves, blondes et parfaites et un peu perverses en rôle de Belle de Jour (Dir. Luis Buñuel), pour perpétuer un language que tout le monde dit connaître, mais que très peux parlent vraiment. Il y avait sans doute une naïveté dans ces histoires d´amours semi- brutales, qui traversaient L´Europe pour montrer en noir et blanc les couleurs secrètes du sexe ardent, au Sud qui tremblait et rêvait d´être libre. Ce n ´est pas si lointain que ça: il y avait une certaine innocence complexe dans ces histoires filmées, une innocence dont peut-être nous manquons de nos jours, et c´est pour cela que nous nous retournons vers ces images vues de loin, comme si elles nous appartenaient vraiment. Pas de regrets, pas de nostalgie en bleu, mais nous avons besoin de récrire l´Amour en Europe, entre le Sud et le Nord...

sábado, 25 de julio de 2009

The Dreamers (2003). Dir. Bernardo Bertolucci.
Voilà encore des amants en fugue: cette fois çi au Louvre, en courant comme des fous les amours face à la Victoire de Samotrace: dans les cours, les couloirs, les boulevards, les ruelles. Les années nonchalantes qui font de l´air, qui font trop de trous plus tard. Les regrets son bon à rien:" la nostalgie ce n´est plus ce que c était," (Simone Signoret). Cette Ville nous emporte et nous empoisonne. Tous les amants, les amis, les amies, y retournent. Et on y filme, et on y ècrit pour rêver, même si on y travaille, ou on y souffre d´ennuis... Sinon, venez vers le Sud, aussi pour y filmer. Ces jeunes, comme Jules et Jim (Dir. François Truffaut), sans doute une version contemporaine plus rafraichissante, pour capter nouveaux et jeunes cinéphiles. Ne nous ne fatigons pas de langages si artificiels, des fois? Peut-être, mais nous rêvons avec.

"Last Tango in Paris." Dir. Bernardo Bertolucci. (bien sûr, Brando et Maria Schneider).
Amants en fugue aux Champs Élysées.
"Quand le cinéma faisait que les gens croisent les frontières: entre l´Espagne et Paris." Pour un rien: pour le soi-disant "beurre"???
Surtout ne pas manquer la musique du film, composée par l´espagnol Gato Barbieri.
C´était du cinéma à bout de souffle. Et Bertolucci est retourné à la ville pour y faire jouïr d´amour fou et passion, cette foi çi la jeunesse en ménage à trois: pas du rançi. Rien que lui pour tourner une version plus fraîche et contemporaine de la Ville comme scénario, à nouveau choisi, pour vivre et embrasser les émotions de la peur, de la chair, du plaisir... (en essentiel/ciel).

La figure de l´actrice est un spectre qui déambule toujours la ville. La voilà dans une rue de Paris pour le set de Funny Face (1957). Dir. Stanley Donan.
Affiche du film, "Paris when it sizzles" (version en espagnol, 1962).
Audrey Hepburn à Paris.
(L´île de la Cité et Notre Dame)
Un autre film qui se passe à la Ville: l éternel sourire d´Audrey Hepburn qui elle aussi regardait et gardait dans ses inmenses yeux noirs, Rome, et aussi Paris. En voilà du chic...

lunes, 20 de julio de 2009

Ce film, tout récent sur des personnages qui tremblent sur Paris leurs émotions et leur vies déchirées. La ville dont les gens circulent sans se voir, sans se regarder des fois, cache des histoires qu´il faut bien raconter en tournant les yeux vers le Sud... Paris. Dir. Cédric Klapisch (2008).is.
Et bien sûr ce film choral de plusieurs histoires sur chaque arrondissement de la ville, dirigée par plusieurs cinéastes et directeurs (aussi, par l´espagnole Isabel Coixet).
Mais surtout il ne faut pas manquer une promenade vers le Quartier du Canal Saint Martin où l´adorable et féerique Amélie Poulain jettait ses cailloux sur les vertes eaus dorées de ses pensées si longtemps oubliées... et maintenant perturbées.Venez, venez y jouer. Le Fabuleux Destin d´Amélie Poulain. Dir. Jean Pierre Jeunet.

Maintenant Paris se montre pour et par le cinéma de Corée, aussi. Dir. Shin Woo (2004).


Quelques images et films qui se passent à la Ville de Paris: lassée peut-être d´être l´Amante éternelle des caméras- de voyeurs toujours prêts à la guetter et la prendre, sans remords, ni signes d´y rester pour toujours. La ville est una Grande Dame, parmi les femmes. Mais elle a sans doute aussi son côté osbcure de fatalité qui la fait désirable à tous les yeux...Il a, il y aura toujours un coin pour un set de film à la ville, par elle même une image, sans besoin même d´être captivée par l´oeil d´une caméra. En voilà que maintenant c´est L´Orient qui se rapproche vers Paris, elle aussi pendant si longtemps séduite par L´Orient... et le Sud, n´oublions pas le Sud.

domingo, 19 de julio de 2009

Photo: Gyula Halasz Brassaï ( Paris, 1899-1904).
Lovers in a Bistro, 1933.

Planning de Journée pour couples Heureux "Noir et Blanc."
"_On pourrait déjeuner ensemble, faire un tour à Paris, et rentrer le soir chez nous."
"_ Bien sûr, c´est bien chez nous."

Photo. Henri Cartier- Bresson.
Pour la gallerie de photos de baisers à la Ville qui n´en reviendra jamais de ses amours et regards furtifs. "Kissing in London" is not the same. Je regarde Match Point (dir. Woody Allen), plusieurs fois même: ses silences et dialogues croisés. Londres est une ville dont ses maisons et appartements cachent des histoires sublimes et irréelles... Il fait plus froid.
Photo: Helmut Newton.
C´est pour commencer à aimer la ville que mes lèvres impuissantes et timides s´approchent, et regardent les pierres, les virages des boulevards bruyants sur tes reins infinis, sur tes jambes longues et stupides, sur ton corps qui me presse pour voyager à travers la ville endormie: la nuit, quelque part décortiquée de toi. Je ne veux plus rentrer: le Sud se plaint sur ta peau. Personne ne devrait m´attendre là bas, quand tu es içi. La ville c´est toi: sans excès de tendresse, ni caresses, juste le tout dont nous avons besoin. Le Sud est trop loin pour moi: j´ouvre les trous où se cachent impudiques nos baisers d´autres fois, de cette fois." (Extrait de mes écrits, Paris- Sud)


Henri Cartier Bresson.
Les Amants de Notre Dame.
"Moi je t´aimais, toi, tu étais amoureux, c´est pas la même chose."
Dialogue du film, La femme d´à côté. ( Dir. François Truffaud)

Henri Cartier Bresson.
Quai (1958).
"Le pire des baisers: celui qui nous sépare."
Henri Cartier- Bresson.
Les Quais de la Seine. (1955)

"C´est bien moi que tu aimes,
ou c´est la Seine
qui nous noye."



Robert Cartier- Bresson.
Les Amants de Notre Dame.
"Embrasse- moi, et laisse que la ville fasse le reste."
lui disait-il tout doucement.


Photo: Robert Doisneau.

"Il n´y a rien qui puisse arrêter cet instant." Pensa la fille, en regardant Paris pour la dernière fois.

Robert Doisneau. Le Baiser de L´Opéra.
¿Que se passait t´il à cette ville, il a quelque temps, dîte si froide, pour que les amants s´embrassent sous la pluie, le soleil, sur la neige, au métro, partout, comme des fous, comme plus jamais ils ne le font aujourd´hui? Je croyais que le Sud était plus chaud... plus ardent. Mais rien vous empêche d´embrasser à nouveau, n´importe qui, à n´importe quel endroit. Non, il n´y qu´à Paris, que tout éclate comme si l´ordinaire se transformait en un extrait de film, ou un passage d´ecriture romancée: allez-y. Vous le verrez. Les cinéastes sont jaloux du noir et blanc: les couleurs tuent l´amour rouge- suffocant. C´est sans doute que les photographes-poètes sont morts trop tôt, et que malgré que les images parcourent l´ère digitale, sans pudeur, seule la légendaire Léica et le regard indiscret des Maîtres de la Photo-Poème ont rendu universel et autenthique, en image triste, grise, ou dangereusement romantique et fidèle, le mystère des mystères pour continuer à tomber... Je l´ai ai vus, moi-même, tous ces amants, à la Cité, aux Champs- Élysées, à Montmartre, à Belleville, en banlieue dans les trains, et je me demandais alors si c´était vrai que sous les gabardines pudiques parisiennes, la passion grelotait fragilement: il fallait bien la réconforter. Un jour je me suis croisée avec un homme qui portait une caméra: il était beau, puis-je le dire? Et il s´est tourné vers moi, et m´a prise en photo quand je descendais l´Avenue de L´Opéra avec une robe rouge et courte de col marin, avec une merveilleuse capeline orange sur mes longs cheveux noirs et ma franche sur mon front blanc. On m´avait offert le chapeau "pécamineux" aux Galeries Lafayette, pour notre voyage en Espagne: au Sud lointain et étouffant. "Regarde moi, petite fille" qu´il m´a dit, ce monsieur inconnu, en s´arrêtant, élegant comme un point-virgule. Je lui ai souris, je l´ai regardé, un peu seulement, et il m´a pris en photo: "en moment décisif". Après je suis rentrée à la maison et j´ai écrit une histoire sur Paris et ce qui lui arrive aux petites filles qui se promènent seules. J´ai gagné un Tableau D´Honneur à l´école, en Français, avec ma rédaction. On m´a félicité, mais même alors, je savais, comme aujourd´hui, qu´aucune parole au monde pourrait/pourra rendre digne de foi, la beauté de l´instant éphimère et sacré: entre nous.

Photo de Robert Doisneau, "Le Baiser de L´Hôtel de Ville." (1950)
"Une fois de plus..." pensa t´- elle.
Lui, ne pensait qu´à elle.

Photo de Robert Doisneau. Bouquet de Jonquilles, 1950.
Gallerie de " Baiser (s) à Paris, pas n´importe où...,"
Voilà la Salle des Miroirs du Musée de Cire en Noir et Blanc: collection collective de "moments décicifs" que tous nous aimons bien de nouveau regarder. Amants voyeurs de poèmes crachés en bouche: nos baisers oubliés ou volés. Prochainement, à publier, collection privée. Ils sont pour vous, rien que pour nous.

sábado, 18 de julio de 2009

Photo de Brassai (1932) Il n´y a qu´à Paris que les "Baisers Volés" s´envolent du coup. Pour ne plus jamais revenir: "sans doute", écrivait sur son journal d´enfer intime, la femme qui aimait mettre du sucre rouge dans son café noir, pour oublier d´autres amours plus amers. Voilà que tout le monde s´arrête là... Sur le baiser emporté, oublié. Et sinon, dîtes-moi, qu´el mystère occupe le regard des photographes qui guettent de leurs yeux tous ces amants qui nous/vous ressemblent? La gallerie de Baisers de la Grande Salle des Miroirs vous attends, si vous/nous retournez/retournons un jour à la Ville dont tout le monde parle, écrit, peint, filme, habite, construit, détruit, mais que seule moi, baise, comme vraie, fatale, et nue amante que tu n´oserais plus retrouver. Plus loin que L´Amant de la Chine du Nord, plus loin que les Amants du Pont- Neuf...
L´Amante de Paris- Blues, récrira le corps/les corps de la Ville si souvent évoquée. Et peut-être les terres du lointain Sud auront enfin un reflet sur le brouillard et la grisaille de tes yeux, que dis-je, de tes rues, places, cafés, musées, boutiques, galleries, ruelles, que peu à peu je vous montrerai d´une perspective oblique, peut-être surréaliste... Hasta la vista. Y si no sabes francés, besa, besa, besa y besa/baise/ en la ciudad. Vuelve a escuchar las canciones, les chansons, las rrr.... y, como Gaisnbourg y la Birkin, como Charlotte, de los que ya os hablaré, mélange le français, l´anglais, et pour quoi pas, un petit bout d´espagnol sur les lèvre mouillées, sur la bouche qui se sent comme noyée... "J´ai sur la langue du rouge à lèvre couleur lilas/au goût spécial de framboise/et il pleut sur les ardoises noires de cette ville couleur lilas." Paroles de la chanson de Gérard Lenormand que j´ecoutais et chantais....quand je chantais sans toi/vous. Içi au Sud brûlant, personne te connaît, mais moi je ne t´oublie pas...et vous connaîtrez donc un jour une ville plus belle que jamais...comme si elle était elle aussi la femme/Amante/attachée et liée au Sud replié... D´ici je t´écris, Ville bohême et hautaine comme une princesse, pour t´y montrer plus tard les paysages de lumière et de soleil de mon corps africain, arabe, juif, métis, blanc, bronzé, de toutes les civilizations qui ont surpassé mes vallées, rivières et montagnes, pour vour/te faire rêver aussi, comme toi tu fais rêver les hommes et les femmes de tous les coins du monde.
GARE DE MÉTRO 2.
En cualquier gare de métro, il y a un gars qui
attend
son amant.
Ce n´est pas le poème de Ezra Pound,
c´est plutôt
un excès, qui après tout,
n´aura plus que mes joues
entre tes mains
d´amour mendiant.
Photo de Brassai (années 30).

La historia no tiene por qué interesarte: pero sí, si alguna vez has estado en la ciudad. Podrías haber llegado en tren, en metro, en autobús o en taxi. Habrías buscado otras luces, aquéllas de las que te habían hablado las películas de años que ya no recuerdas. Pero estoy aquí, y te gustará reencontrarte con rostros que ya se olvidaron. Dice la chanson que "les feuilles mortes se ramassent à la pelle" y la cantaba una tal señora siempre de negro, solemne y profunda como un cuervo en los antros que se convirtieron más tarde en míticos cafés: se llamaba Juliette. Juliette Gréco. Y su rostro era tan denso como el de una máscara griega, y los niños y niñas del París de la Banlieue, ni siquiera saben ya quién es la misteriosa dama cuya voz honda escuchó un día la ciudad embelesada. El pasado, si no lo masticas, se muere, y París agoniza, como las canciones de la Gréco, que un día os haré escuchar, si os pasáis par içi: la sortie. Bonjour, tristesse, en el caso de que fueras el o la primera en me rendre visite... À bientôt.

Regarde-moi, je suis à Paris...


memorias sobre Paris

Ésta es la primera historia que se escribe sobre una ciudad de la que han contado tantas historias, pero ninguna como ésta. En noir et blanc. Antes del Mayo del 68, y después de que tú, viajero accidental creyeras que nunca te reencontrarías con ella...