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lunes, 13 de junio de 2011

À Bout de Souffle " encore une fois, "badabada badabada...






Lundi dernier je suis allée voir "À Bout de Souffle" à la Fac au vieux cinéma que nous avons au Pavillion de l´ Uruguay, un viel édifice qui est une relique de l´Exposition Ibéroaméricaine de 1929 où chaque lundi on passe des films du répertoire classique (gratuit) jusqu´à compléter l´afore... Donc, public varié, exotique, singulier... s´y retrouve là bas. Quelques nostalgiques des salles du noir et blanc se placent dans ce petit théatre pour étudiants un peu triste peint d´ un bleu ciel pas très réconfortant, où un solitaire scénario un peu abandonné attend des pièces de théatre d´amateurs jamais jouées. Nous envisageons nos regards perdus vers un écran un peu fichû et nous écoutons un terrible son qui nous offre en sous -titres la version française du film de "la nouvelle vague" du directeur suisse Jean Luc Godart (1960), "encore ine fois". L´ambiance d´aujourd´hui est bien loin de ces belles soirées de cinéma à la salle de la bibliothèque de L´Institut Français/ Écoles Françaises de S. (Société de Bienfaisance), au 22 Rue Abades, détruit il y a quelques années où ils ont construit un bel hôtel... avec charme pour des touristes gourmets et puissants et quelques amants égarés et en fuite. Là bas, à L´Institut, pendant des années, pour les cours de Français d´adultes, mon grand père qui travaillât pour "La Société de Bienfaisance" pendant presque la moitié de sa vie et qui était avec ma grand mère un espèce de "Governeur" et maître de toutes les clefs qui ouvraient pour nous toutes les portes mystérieuses de la plus belle École Française du Sud de l´Espagne, projetait chaque jeudi soir tous ces vieux films français que la "bohème" et classe intellectuelle progressiste et "gauchienne" de la ville du Sud et du quartier noble touristique, venait bien voir après s´être rendu à la Librairie Montparnasse qui était proche pour acquérir un roman de poche, pour plus tard se faire voir. Il fallait se flâter de bien connaître "la nouvelle vague" en un temps où la censure y était bien là encore sous le régime d´un Dictateur. Moi, j´etais dans la salle comme une petite espionne, un peu voyeuriste, sans doûte, regardant des films qui peut- être ne correspondaient pas trop à mon âge... mais qui m´aidaient à ne pas perdre mon contact et identité avec la culture française dont je m´etais séparée en "exile", par circonstances de la vie. Mais, personne ne se doutait de moi... J´ai vu alors beaucoup de ses films en noir et blanc qui m´on aidé à arriver au bout, presqu´à bout de souffle... en attendant toujours cette rencontre pour courir les rues... à bout de souffle. Mais Jean Seberg a trahi Belmondo. À la fin, la lâcheté et la médiocrité s´imposent... Avec toutes ces images j´ai appris à apprendre tout ce que j´apprécie aujourdh´hui sur l´art visuel. Donc, merci grand père...


C´est pour celà que j´ai voulu retourner voir un de ses films que j´avais vu alors... passé le temps, en perspective... et sans doute, sans nostalgie du passé, je m´y retrouve et non... Tout est différent, mais pareil en même temps. Ce qui me manque le plus, c´est sans doute la compagnie de toutes ses personnes bien aimées, mais pas tellement appréciées alors, qui m´accompagnaient alors au cinéma.... et qui ne sont plus là, près de moi... Je regrette aussi ta main entre ma main au cinéma... Mais où, en tout cas, je retrouve dans ce film le Paris des années soixantes où mon père, comme Belmondo, se promenait avec ma mère sur les Champs Élysées quand les Champs étaient seulement "les Champs"... comme bien nous le fait savoir Belmondo içi, avec ces robes "style" Seberg que ma mère portait aussi si bien. Le film donne jusqu´à nos jours réponse aux "grandes questions" de toujours d´une façon simple. Je n´y vois au film rien de "romantique", comme il est souvent classifié, tout au contraire, il a ce ton amère et doux des tragédies envelopées sous le sourire cynique du geste des doigts sur la bouche de Belmondo jusqu´à son voyage "à bout de souffle", imité de nos jours par le beau garçon des spots de publicité de "Martini" Rosso. Le film explore la trahison dans l´amour, la lâcheté, le courage, la misère et la gloire de la jeunesse, les contradictions de la gamine capricieuse et petite bourgeoise américaine éblouie par une aventure "à bout de souffle" en Europe, où elle n´osera pas aller jusqu´au bout... de l´amour inconditionnel... Le sourire de Belmondo... sa mysogynie et son admiration pour la femme, sa beauté, en même temps... Magnifique!! Requiem toujours pour la belle Seberg! Ma mère me disait qu´elle avait connu quelqu´un à Paris dans une maison de coûture qui était le chauffeur de la belle Seberg, épouse de l´ecrivain .... et qu´il parlait d´elle comme si elle était une princesse de porcelaine... ou de "Tristesse". Comme on dit bien dans le film: " L´Age moderne sépare de plus en plus l´homme de la femme". On y est toujours là.

sábado, 4 de junio de 2011

Midnight in Paris: Woody Allen et moi.




J´avais vraiment envie d´aller voir le dernier film de Woody Allen qui a eu sa Première au Festival de Cannes 2011. C´est vrai que ses comédies ne sont plus commes celles de ses premiers temps...mais nous y retrouvons toujours les mêmes sujets, les mêmes paysages, les même visages, qui se répètent de façons différentes, sous d´autres formes, dans des lieux aparemment différents aussi...mais qui partagent entre tous le même essentiel de l´être. Et en plus il nous fait sourire, sinon rire: Gil, le personnage-psudo-écrivain est dans ce film plus Woody Allen que jamais! Il n´y qu´un changement de scénario, c´est tout. Ça ne fait rien qu´il tourne à Manhattan, L´Europe dont il se sent fasciné comme Henry James l´était lui aussi en temps quç américain, maintenant, il tourne à Londres, Barcelone, Paris...demain ce sera Venise: mais au au fond de lui même, l´accompgnent toujours l´obssesion pour la mort, le retour au passé idéalisé par les clichés de la culture mal digérée, la nostalgie inutile d´un passé qui nous empêche de profiter vraiment et vivement de notre présent... ces dialogues pseudo-intellectuels de la "middle class" intéllectuelle et pédante américaine... un homme seul au milieu d´une terrible crise d´itentité... pris en piège par une relation ridicule où il trouvera à travers ce voyage de rêve qui trouble la ligne qui sépare la réalité de l´illusion où tout est possible et presque pareil, en pleine nuit il retournera au passé de la bohème parisienne et y trouvera ses propres réponses pour son présent... Le passé nous bloque notre présent: qui est tout ce que nous avons vraiment.Et bien, sûr toujours la présence de belles jeunes filles dans ses films qui ouvriront les portes du désir et de l´espoir pour une nouvelle vie... sous la pluie de Paris!! Un autre film à Paris que vous ne pouvez pas manquer!