Páginas vistas en total

sábado, 23 de junio de 2012

Anna Gavalda et "La Consolante": L¨Éternelle Pastorale Parisienne.

 Photos du film "Ensemble c´est tout"/"Juntos nada más", sur le roman d´Anna Gavalda avec Audrey Tautou. et Guillaume Canet: "C´est difficile de flirter avec une fille intelligente" : À ta santé!!!
Si il y a quelque chose que les parisiens et les parisiennes, malgré tant aimer leur ville comme on jouit d´ une forêt fournie de fougères vertes après une pluie d´ été, c´est l´idéal de vivre à la campage: rien de plus beau et poétique que d´imaginer une vie dans un petit village dans une belle maison de pierre après avoir fait une longue promenade à Fontainebleau...Ou vivre un mois de juin en Normandie: la Pastorale éternelle ou cet Eden envisagé comme l´horizon où s´accomplissent les prix de soulagement d´une vie pleine d´enjeux et de manque de presque tout:  ce repos mérité d´une vie trop dure et fade abrutie par l´air de l´urbis froide et distante. Qui nous tue de son indifférence malsaine.
L¨ecrivaine Anna Gavalda, profondemment suivie en France et (en Espagne), avec d´autres titres comme "Ensemble c´est tout" ou "Je L´aimais" et "Je voudrais que quelqu´un m´attende quelque part" et "traduite" au cinéma avec Audrey Tautou (chez "Ensemble c´est tout"/"Juntos nada más" nous emmène dans son roman LA CONSOLANTE (2009) içi vers ce paradis où nous aimerions autant y passer le reste de notre vie: cette ferme où vit cette jeune femme (Kate) moitié française et anglaise qui après avoir souffert de terribles pertes s´éloigne d´un monde qui lui a fait trop de mal pour soigner loin de Paris ses "petits coeurs.  Ses enfants adoptifs (ceux que personne ne veut plus, et vivre donc entre fleurs, plantes, et animaux pour réconstruire sa vie dans  le jardin négligé qu´elle re-cultivera avec amour, soin et diligence et courage pour y acceuiller cet homme (un architecte avec succès marié avec enfant  en crise de 50...à Paris) qui par hasard y arrivera un jour "en campagne" jusqu´à sa porte...sa grille rouillée. La porte de cette propriété où elle lui invitera à découvrir son vrai self: lui qui aura, petit à petit, la chance d´être tout simplement heureux avec une nouvelle vie tout devant soi. Poursuivi par " un fantôme" de son passé de l´enfance (son amour pour une jeune femme, la maman de son meilleur ami, morte récemment) qui  lui conduira vers cette jeune femme étrange et un peu féerique des bois, quand il ira visiter son ami après le décès de sa mère qu´il avait aimé lors de sa jeunesse: une femme plus âgée que lui,  pour qui il avait senti une passion interdite...dans la banlieue parisienne.
Le bon passé souvent nous pousse vers d´autres issues dont nous n´aurions jamais pû y arriver seuls: Paris ne sera qu´un écho de ce passé dont il doit se libérer. Et sa vie changera pour toujours, une fois connue cette créature étrange et télurique qui lui montrera que le bonheur et l´espoir se trouvent bien souvent plus près de la Nature que de nos réussites mondaines ou professionelles ou excessivement bourgeoise?: cette nature qui nous échappe... Mais, n´est ce donc pas le culte pour "the country-side"ou "la campagne" le plus "bourgeois" et "aristocratique" des inventions pré-révolutionaires?
Loin des idées... le roman souligne l´importance de vivre avec plaisir le présent et jouer pour le plaisir de jouer...même dans les relations personnelles.  Et pour le plaisir d´être heureux il vaut bien une fois au moins dans la vie jouer "La Consolante" (très mal traduit en espagnol comme "El Consuelo"). Car si il y a quelque chose que l´on adore en France, c´est bien sûr jouer à la pétanque!!! Et voila ce que "La Consolante" veut dire...
Voudrais tu toi aussi jouer "La Consolante" avec moi? Lisez donc cette magnifique oeuvre écrite avec la difficulté de l´apparente simplicité.. Madame Gavalda (née à Boulogne Billancourt -comme mon papa- où il y restent bien encore tous les esprits de notre passé) a ému les parisiens et les parisiennes dont on dit qu´ils ont le coeur si froid... Quel rêve vivre dans ce jardin de l´ espoir! Jouons donc, seulement pour notre propre plaisir, pour ne pas perdre ni gagner: jouons notre dernière "manche" (partida o "mano" en espagnol) "Consolante": voilà un extrait:



"Marc ramassait les boules perdues quand Kate annonça:
_Allez! La consolante et après on y va...


_Qu´est ce que c´est? demanda Charles inquiet, un genre de tord-boyaux?
Souffla sur sa mèche:


                                                   
" De quoi? La consolante? dit-elle. Vous n´avez jamais entendu ce mot-là?
-Non.
-Eh bien...Il y a la première manche, la deuxième, la belle, la revanche, et la consolante. C´est une partie pour rien...sans enjeu, sans compétition, sans perdants...Pour le plaisir, quoi...
Charles joua  parfaitement et permit à son équipe de gagner...d´honorer ce mot magnifique. La consolante" (p. 578).
Anna Gavalda. La Consolante. Le Dilettante. Paris. 2008.

No hay comentarios:

Publicar un comentario